La trasformazione del partito clericale austriaco nell'analisi di Otto Bauer
"Au moment où la dépréciation de l'argent orientait les masses ouvrières dans la voie révolutionnaire, les gros financiers internationaux craignirent que la révolution sociale ne gagnât l'Autriche. Les gros capitalistes juifs, protestants, ou francsmaçons de Londres, d'Amsterdam et de Paris mirent, en 1922, des centaines de millions à la disposition du prélat catholique Seipel, pour qu'il assainît les finances autrichiennes et préservât ainsi l'Autriche de la révolution sociale. La grande bourgeoisie autrichienne considéra la stabilisation de la monnaie comme le salut. Les gros industriels, tant juifs que francs-maçons, acclamèrent le prélat catholique comme leur sauveur. Son portrait est accroché au mur des cabinets de travail des directeurs de banque. C'est ainsi que la grande bourgeoisie a passé dans le camp du cléricalisme. Son argent, sa presse, ses relations internationales sont entièrement à son service. Tant que la masse ouvrière fut exclue du droit de vote, la grande bourgeoisie pouvait dominer seule. Sa domination, c'était le libéralisme. Aujourd'hui, par contre, dans la République démocratique, où c'est la majorité du peuple qui décide, la grande bourgeoisie ne peut maintenir sa domination qu'en s'appuyant sur la masse des électeurs petits bourgeois et paysans ; elle ne peut donc dominer qu'en pénétrant dans le parti clérical, qui groupe les masses des électeurs petits bourgeois et paysans, et en mettant ce parti à son service. Et cette masse d'électeurs petits bourgeois et paysans qui, une génération auparavant, avait renversé la domination de la grande bourgeoisie libérale, elle était maintenant devenue mûre pour se placer sous la direction de la grande bourgeoisie, passant au cléricalisme. Elles-mêmes effrayées par l'assaut de la classe ouvrière, intimidées par le déployement de sa force, tremblantes devant la Révolution sociale, ces masses petites bourgeoises et paysannes ne virent plus qu'un devoir à remplir : défendre le régime de la propriété bourgeoise contre le socialisme. (...) Le résultat de tout ce développement a été la transformation du parti clérical. Ce parti est devenu, selon l'expression de Seipel, « le point de concentration de tous les éléments anti-marxistes », c'est-à-dire l'organisation de toute la bourgeoisie contre la classe ouvrière" (pag 34-35-36); LEGGERE IN: BAUER Otto, Le socialisme, la religion et l'Église. Contribution à l'explication du Programme de Linz. L'ÉGLANTINE. BRUXELLES. 1928 pag VI 183 16°  prefazione all'edizione tedesca (1927), traduzione dal tedesco, Collection Études politiques et sociales. (Otto Bauer, deputato al parlamento austriaco, ex ministro) [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 73] ISCNS75DIGIT