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L'oppressione dei contadini russi e la mancata riforma di Pietro il Grande PDF Stampa E-mail
"Il est indiscutable que la réforme de Pierre ne pouvait avoir en vue l'européanisation des paysans. Bien au contraire. L'époque pétersbourgeoise a conduit, ainsi que nous l'avons vu, jusqu'à ses extrêmes conséquences leur asservissement à l'État et aux propriétaires fonciers. Durant la longue période qui va de Pierre le Grand jusqu'au général Kisélev, la condition du paysan russe s'est de plus en plus rapprochée de celle de la classe asservie des despotes orientaux. Le travail imposé aux paysans au profit des seigneurs ou de l'Etat devenait de plus en plus pénible. Déjà sous Pierre le Grand la condition du paysan avait empiré considérablement. Milioukov, en comparant les chiffres généraux de la population imposée de la Russie d'après les recensements de 1678 et de 1710, a démontré que cette population avait non augmenté, comme on aurait pu s'y attendre, mais diminué d'un cinquième. «Encore, ajoute-t-il, ne faudrait-il pas oublier que ce chiffre est déjà, pour ainsi dire, la résultante de la diminution réelle et de l'augmentation naturelle qui aurait pu quelque peu la masquer (1)». C'est là la terrible rançon que la population imposée de la Russie paya pour la réforme de Pierre. Milioukov, non sans quelque naïveté, remarque que, «si l'on excepte les mesures prises dans les dernières années en faveur de la classe urbaine, sous l'influence des idées de mercantilisme, Pierre le Grand ne fut pas un réformateur social (2)». On peut en convenir sans peine. Une réforme sociale a en vue l'amélioration du sort de la classe inférieure, et Pierre n'y songeait guère. En ce qui concerne les travailleurs, sa politique économique demeura fidèle aux traditions de l'État moscovite, qui n'avait jamais songé à aucune « réforme sociale»" [(1) L'économie nationale en Russie dans le premier quart du XVIIIe siècle et la réforme de Pierre le Grand, Saint-Pétersbourg, 1892, pp. 268-269; (2) D'après S. F. Platonov, Pierre payait un tribut aux idées de son siècle qui avaient suscité en Occident le système connu du protectionnisme mercantile {Cours, 6e édit., pp. 488-489). Mais Pierre payait surtout tribut à la vieille Moscou contre laquelle il luttait si cruellement en d'autres cas] (pag 139-140) [LEGGERE IN: Georges Plechanov, 'Introduction a l'histoire sociale de la Russie', Paris, 1926] [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 76] ISCNS76DIGIT  [Visit the 'News' of the website: www.isc-studyofcapitalism.org]
 
Kautsky sul rapporto tra condizioni economiche delle famiglie e incremento della popolazione PDF Stampa E-mail
"Similmente la pensava il Doubleday. Nel suo lavoro: 'La legge dì popolazione' (Londra 1846) egli esprime la opinione che la fecondità stia in rapporto inverso colla nutrizione. L'alimentazione copiosa, dic'egli, limita l'aumentarsi della popolazione, mentre all'incontro l'alimentazione scarsa e manchevole eccita e dispone alla fecondità. «Sia quaI si vuole il limite della naturale forza generativa di una unione, essa diminuirà sempre quando si troverà in condizioni pletoriche, mentre in condizioni opposte essa sarà portata al suo massimo sviluppo, e ciò in relazione esatta colla forza e col benessere concesso da queste condizioni, e dato che esse non si spingano al punto da cagionare la morte dell'animale o della pianta». Indi il Doubleday spiega il supposto fenomeno della diminuzione delle classi ben nutrite e dell'aumento rapido del proletariato. Le piante in terreno troppo grasso non danno frutti, e gli animali ingrassati non sono prolifici. Ei porta ad esempio il decremento della popolazione inglese nel XV e XVI secolo, che dev'essere stato cagionato dall'eccesso di forte nutrizione che allora godevano i lavoratori. A siffatta opinione s'accostò il Fourier, che prescrisse quattro mezzi al fine di preservare il 'falanstero' dalla sopra-popolazione, il 'costume fanerogamo', l''esercizio integrale', la 'forza delle donne' e il 'regime gastrofisico'. Il buon nutrimento è contrario alla fecondità, e le donne devono essere fisicamente robuste, perchè le deboli sono quelle che producono il maggior numero di figli. Anche Carlo Marx mostra d'essere seguace di questa teoria che egli professa però soltanto nella prefazione. «In realtà non solo il numero delle nascite e delle morti ma anche la quantità assoluta delle famiglie sta in rapporto inverso colla quantità dei mezzi di sussistenza di cui ponno disporre le varie classi lavoratrici. Questa legge della società capitalistica non avrebbe senso fra i selvaggi e anche fra le colonie civilizzate». E nella nota egli cita Laing: «Se il mondo si trovasse in condizione agiata, esso diverrebbe ben tosto spopolato» (1). Non si può dissimulare che dove domina la povertà l'aumento della popolazione è assai grande. Il rapporto delle nascite nel circondario di Oppeln in Slesia nel 1849 era di 1 : 19,97, vale a dire che per ogni 1997 uomini si avevano 100 nati, mentre in Sassonia che anch'essa ha un rapido aumento di popolazione, dal 1840 al 1849 si aveva il rapporto di 1 : 24,46. Wirchow osserva intorno a questo rapido aumento: «Come l'operaio inglese nella profonda abiezione e nella più completa privazione di ogni gioia spirituale, conosce due fonti di godimento la crapula e il coito; così anche la popolazione dell'alta Slesia fino a pochi anni or sono aveva concentrato tutti i suoi desiderii, tutte le sue aspirazioni in queste due cose. L'acquavite e il godimento sessuale dominavano sovranamente ne' suoi costumi; e si spiega con ciò agevolmente come la popolazione avesse guadagnato di numero quanto avea perduto di forza fisica e di continenza morale. Si ripeté in essa quel che da lungo tempo sì sa dei lavoratori di fabbrica che immigrano in Inghilterra» (2)" [(1) C . Marx . Il Capitale, pag. 669; (2) Archivio di anatomia patologica. II, pag. 306 - Wappaus, Op. cit., I, pag. 303] (pag 214-215-216) LEGGERE in: Carlo Kautsky, 'Socialismo e malthusianismo. L'influenza dell'aumento della popolazione sul progresso sociale', Roma, 1969 ca., reprint  Milano, 1884] [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 76] ISCNS76DIGIT
 
I socialisti riformisti ipnotizzati da ci˛ si pensa e si dice di loro nei circoli borghesi al potere PDF Stampa E-mail
"Les classes dominantes eurent un but déterminé en faisant participer les socialistes: elles les désarmèrent. Elles les chargèrent de toutes les responsabilités sans leur, accorder un pouvoir correspondant. Sembat dut céder la direction des chemins de fer à. un technicien militaire. Cela n'empêche que quand Paris eut froid, c'est Sembat qui en mourut - ministériellement. Jules Guesde, militant socialiste remarquable mais sans aucune préparation gouvernementale - c'est à son honneur! - est passé au ministère, ainsi qu'il l'a dit lui-même, «comme dans un tunnel», sans rien y voir. La responsabilité fut écrasante, les avantages minimes. On a laissé en liberté quelques militants en vue, mais toute la classe ouvrière, toute la République, furent enchainées, y compris le président du Conseil actuel. Le 4 août 1914, le jour du triomphe de l'Union Sacrée la plus absolue fut celui de la proclamation de l'état de siège pour toute la France. Le peuple vota sa confiance 'unanime au pouvoir'. Et le pouvoir répondit à cette confiance en lui enlevant toutes les libertés chèrement conquises. Les procès de tendance actuels ne sont que la concession logique du système inauguré le 4 août. Caillaux et Malvy sont victimes de ce système que le ministre de l'Intérieur maintenant exilé eut le grand tort d'introduire en l'adoucissant de temps en temps. Aujourd'hui, il paye cher ses inconséquences. Les participants socialistes prirent la responsabilité de cet état de choses avec toutes ses conséquences politiques et militaires. Ils acceptèrent la réalité de la responsabilité et l'ombre du pouvoir. Même aujourd'hui, toute la situation du Parti est faussée par l'idée de la participation. Ce sont ceux qui caressent cette idée pour l'avenir qui sont les adversaires les plus résolus et les plus acharnés de la lutte pour la paix et de la réunion la plus rapide possible de l'Internationale. Ils sont hypnotisés par ce qu'on pense et par ce qu'on dit d'eux dans les milieux bourgeois dispensateurs du pouvoir. Ils sont plus solidaires avec les classes dominantes de leur pays qu'avec la classe ouvrière des autres pays. La participation est fatalement nationaliste. Le Parti socialiste en décidant le retour décisif à l'Internationale, condamnera pas cela même la participation. On ne sert pas deux maîtres à la fois: la bourgeoisie nationaliste et la classe ouvrière internationaliste" (pag 13-14). LEGGERE in: Charles Rappoport, 'La crise socialiste et sa solution', 'Les problemes du socialisme', Paris, 1918] [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 76] ISCNS76DIGIT
 
Come Stirner interpreta l'antichitÓ PDF Stampa E-mail
"Les philosophes allemands ont l'habitude d'opposer l'antiquité en tant qu'époque du réalisme au temps chrétien et moderne en tant qu'époque de l'idéalisme, tandis que les économistes, historiens et savants français et anglais ont l'habitude de comprendre l'antiquité comme la période de l'idéalisme opposée au matérialisme et à l'empirisme des temps modernes. On peut dire encore que l'antiquité est idéaliste, dans ce sens que, dans l'histoire, les anciens représentent le 'Citoyen' (1), l'homme politique idéaliste, tandis que les modernes aboutissent en fin de compte au 'Bourgeois' (1), l''ami' réaliste du 'commerce' (1) - ou encore qu'elle est réaliste parce que chez les anciens la communauté était « une vérité », tandis qu'elle est chez les modernes un « mensonge» idéaliste. Et voilà le peu qui résulte de toutes ces oppositions abstraites et de toutes ces constructions de l'histoire. 'L''unique' chose que nous apprenne toute cette description des anciens, c'est que Stirner « sait » en vérité peu de « choses » du monde antique, mais l'a « d'autant mieux pénétré ». (Comparez Wigand, p. 191.) Stirner est vraiment ce petit garçon dont saint Jean nous dit dans l'Apocalypse 12,5 : « qu'il doit gouverner toutes les nations avec une verge de fer ». Nous avons vu comment il laisse retomber la férule de fer de son ignorance sur les pauvres païens. Les « modernes » ne s'en tireront pas à meilleur compte." (pag 90-91) [(1) En français dans l'original]. LEGGERE in: Karl Marx, Ouvres philosophiques. Traduit par J. Molitor. Tome VII. Idéologie allemande (suite) publiée par S. Landshut et J.P. Mayer, A. Costes, Paris, 1938] [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 76] ISCNS76DIGIT
 
Battaglie intellettuali di fine secolo XIX in Russia PDF Stampa E-mail
"Odessa, la città commerciante, variopinta, multiforme, urlante, era politicamente molto più indietro di altri centri. A quel tempo c'erano già, a Pietroburgo, Mosca, Kiev, dei gruppi socialisti nelle scuole. A Odessa non si era arrivati a tanto. Nel 1895 morì Federico Engels. In parecchie città della Russia gli studenti e le associazioni studentesche lo commemorarono segretamente. Entravo allora nei sedici anni, ma non conoscevo Engels neanche di nome, nè sarei stato in grado di dir qualcosa su Marx, forse non ne sapevo nulla neanche di lui. I miei umori politici a scuola equivalevano a un vago spirito di opposizione, e basta. A scuola non si parlava ancora di politica. Si bucinava che nella palestra privata del ceko Novak si adunavano non so che gruppi, che si erano fatti degli arresti, che il Novak, nostro maestro di ginnastica, era stato quindi licenziato e sostituito da un ufficiale. Le persone, con le quali venni in contatto per tramite della famiglia Spenzer, erano malcontente del regime, ma lo ritenevano incrollabile. I più arditi sognavano una costituzione che sarebbe arrivata dopo qualche decennio. Non parliamo di Janovka. Quando tornai al villaggio con idee democratiche imprecise, mio padre rizzò le orecchie e dichiarò bruscamente : «Coteste cose non si avvereranno neanche fra trecent'anni». Egli era convinto dell'inutilità delle aspirazioni rivoluzionarie e temeva pel figliolo. Quando mio padre, sfuggito ai pericoli dei Bianchi e dei Rossi, venne da me al Kremlino nel 1921, gli domandai scherzando: « Si ricorda ancora di quando mi disse che il regime zarista sarebbe durato ancora trecent'anni?» Il vecchio sorrise con aria furbesca e mi rispose in ucraino: « Be', sia pure per questa volta la tua verità la più vecchia...». Poco dopo il '90 le tendenze tolstoiane dell'Intelligenza svanirono. Il marxismo si sostituiva vittoriosamente al « narodnicestvo ». L'eco di quelle battaglie intellettuali dominava la stampa d'ogni colore. Da per tutto si nominavano i giovani che, fidando in se stessi, si professavano materialisti. In tutte queste cose mi imbattei appena nel 1896. I problemi di morale individuale, che erano stati così strettamente connessi colle ideologie passive dopo l'80, mi sfiorarono in un tempo che « l'autoperfezionamento » non era tanto una corrente spirituale quanto piuttosto un bisogno organico del mio divenire. L'autoperfezionamento mi portò alla scelta del «sistema», e questo all'alternativa: o «narodnicestvo» o «marxismo»" (pag 83-84). LEGGERE in: [Leon Trotsky, La mia vita. MONDADORI. VERONA. 1930] [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 75] ISCNS75DIGIT
 
Gli articoli di Marx del 1859 contro il bonapartismo francese e la politica prussiana PDF Stampa E-mail
"Dopo la condanna dei membri della Lega comunista di Colonia, Marx si ritirò per dieci anni dalla lotta politica attiva. Durante questo periodo, si dedicò specialmente allo studio dei tesori di letteratura economica esistenti nella biblioteca del British Museum. Per tutta la prima parte di questo periodo (fino allo scoppio della guerra civile americana), egli fu collaboratore costante del New York Tribune, sul quale pubblicò, oltre agli scritti portanti la sua firma, un considerevole numero di articoli di fondo da lui redatti, vertenti su questioni europee ed asiatiche. I suoi attacchi a Lord Palmerston, basati su un particolareggiato esame di documenti ufficiali britannici, vennero pubblicati a Londra sotto forma di opuscoli. Il primo frutto dei suoi studi economici fu intitolato: «Zur Kritilk der politischen Oekonomie» («Contributo alla critica della politica economica») e venne pubblicato da Duncker a Berlino nel 1859. Quest'opera contiene la prima esposizione organica della teoria marxista del valore e della moneta. Durante la guerra d'Italia, Marx (scrivendo su 'Das Volk', giornale tedesco pubblicato a Londra) attaccò il bonapartismo, che tentava di farsi passare per un movimento liberale destinato a salvare le nazionalità oppresse, nonché la politica prussiana di allora, dimostrando che la Prussia, con il pretesto della neutralità, tentava di pescare nel torbido. Per la stessa ragione dovette attaccare il signor Karl Vogt, il quale, incaricato dal principe Napoleone (« Plon-Plon ») e pagato da Luigi Bonaparte, stava lavorando per assicurare la neutralità tedesca (leggi «simpatia»). Attaccato violentemente dal Vogt con le più infami e deliberate calunnie, Marx replicò col suo 'Herr Vogt' (Londra, 1860). In queste pagine si rivelavano le macchinazioni del Vogt e degli altri individui che si mascheravano con i colori della democrazia, e Vogt fu accusato, in base a sicure prove, di essere al soldo del Secondo Impero. La fondatezza di questa accusa fu confermata dieci anni dopo, quando nella lista delle somme pagate ai mercenari bonapartisti (trovata alle Tuileries nel 1870, e pubblicata dal governo di Settembre), fu trovata, nella pagina contrassegnata, con la lettera V, la seguente annotazione: «Vogt: gli sono stati versati nell'agosto 1859, 40.000 franchi ». Finalmente, nel 1867, fu pubblicalo ad Amburgo il capolavoro di Marx, 'Das Kapital, Kritik der politischen Oekonomie, erster Band' (Il Capitale, critica dell'economia politica, volume primo) che è un'esposizione della sua concezione economica socialista, dei principi fondamentali su cui poggia la sua critica del presente ordine della società e del sistema e del sistema di produzione capitalista con le sue conseguenze. La seconda edizione di questo libro veramente fondamentale apparve nel 1872. Oggi !o scrittore è impegnato nell'elaborazione del secondo volume" (pag 15-17). LEGGERE in: [Federico Engels, 'Carlo Marx'] [(in) RIAZANOV D. ENGELS F. PLECHANOV G. LUXEMBURG R. LENIN N. LAFARGUE P. LIEBKNECHT W. MEHRING F. TIMIRYAZEV K. LESSNER F. MARX E MARX K.., a cura di Antonio D'AMBROSIO e Luigi CECCHINI, Carlo Marx. Uomo - pensatore - rivoluzionario. EDITORIALE FASANI. MILANO. 1946 pag 202 16°  introduzione di D. RJAZANOV, note traduzione di Ruggero HAARDT] [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 75] ISCNS75DIGIT
 
'Gli avvenimenti del 1973 avevano dimostrato l'instabilitÓ della regione mediorientale' PDF Stampa E-mail
Il petrolio e l'economia mondiale. La quadruplicazione dei prezzi innescata dall'embargo sul petrolio e l'assunzione da parte degli esportatori del controllo completo sui prezzi stessi comportò mutamenti massicci in tutti i settori dell'economia mondiale. Gli utili complessivi degli esportatori di greggio salirono dai 23 miliardi di dollari del 1972 ai 140 del 1977. Si costituirono cosi masse di denaro in eccesso e il timore che non si riuscisse a spenderlo preoccupò molto i banchieri e i responsabili economici: quelle centinaia di miliardi depositali in conti inattivi avrebbero potuto provocare contrazioni e disfunzioni nell'economia mondiale. Preoccupazione infondata. Gli esportatori, arricchitisi oltre ogni aspettativa, sì lanciarono in un intenso programma di spese: industrializzazione, infrastrutture, sussidi, servizi, necessità, lussi, armi, corruzione. Con la valanga di spese i porti furono intasati e le navi dovevano attendere settimane in rada prima di poter scaricare. Venditori di ogni genere partirono dai Paesi industrializzati verso gli Stati esportatori, che ora avevano il denaro per acquistare. La vendita di armi divenne un grosso business. Per le nazioni industriali l'interruzione delle forniture nel 1973 e il loro elevato grado di dipendenza dal Medio Oriente avevano creato preoccupazioni strategiche in merito alla sicurezza dell'accesso al petrolio. Le vendite di armi, condotte aggressivamente, costituirono uno strumento per rafforzare tale sicurezza e mantenere o acquisire influenza. Quei Paesi erano pronti ad acquistare. Gli avvenimenti del 1973 avevano dimostrato l'instabilità della regione; non solo le rivalità erano radicate e le ambizioni enormi, ma le due superpotenze erano entrate persino in allarme nucleare per il Medio Oriente. Le armi costituivano solo una parte della cornucopia post-1973, che riversava di tutto, da merci di consumo a interi sistemi telefonici. Ormai mantenere una Datsun costava meno che nutrire un cammello. Da un giorno all'altro, la Nissan divenne la prima fornitrice di veicoli dell'Arabia Saudita, in particolare di camioncini. Nel complesso la spesa massiccia dei Paesi esportatori, combinata con l'inflazione galoppante delle loro economie surriscaldale, fece scomparire i surplus finanziari, malgrado le paure iniziali delle banche. Nel 1974. l'OPEC aveva un eccesso di 67 miliardi di dollari nella bilancia dei pagamenti dì merci, servizi ed entrale « invisibili » quali gli utili da investimenti. Nel 1978 era in deficit di 2 miliardi di dollari. Nei Paesi sviluppati dell'Occidente, l'improvviso balzo dei prezzi del petrolio produsse profonde disfunzioni. Da un lato le rendile petrolifere che si riversavano nelle casse dei Paesi esportatori, dall'altra una notevole diminuzione del loro potere di acquisto, costituirono la cosiddetta « tassa OPEC ». L'imposizione di questa « tassa » causò una forte recessione nei Paesi industrializzati. Il prodotto nazionale lordo USA crollò del 6 per cento fra il 1973 e il 1975 e la disoccupazione raddoppiò al 9 per cento. Nel 1974. il PNL giapponese diminuì per la prima volta dalla fine della seconda guerra mondiale e gli studenti di Tokyo smisero di cantare « al diavolo il PNL » durante le dimostrazioni e trovarono nuovi valori nel lavoro e nella promessa di un impiego a vita. Contemporaneamente, l'aumento dei prezzi portò altra inflazione in Paesi che già ne soffrivano. Nel 1976. la crescita economica riprese nel mondo industriale, ma l'inflazione era ormai talmente infiltrata nel tessuto occidentale da divenire il problema insolubile dell'era moderna. I Paesi più sfortunati furono quelli del Terzo Mondo, non benedetti dalla presenza del petrolio. (...)" (pag 520-521). LEGGERE in: [Daniel Yergin, Il premio. (Tit.orig.: The Prize) SPERLING & KUPFER EDITORI. MILANO. 1991 pag 684 8°  prologo foto note cronologia tabelle (prezzi e produzione petrolifera) grafici ringraziamenti bibliografia (pag 647-675) indice nomi traduzione di Giorgio ARDUIN; Collana "Saggi"] [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 75] ISCNS75DIGIT
 
L'Europa era troppo piccola per due Bonaparte, Bismarck e Napoleone III PDF Stampa E-mail
"Une bourgeoisie divisée en deux fractions monarchistes dynastiques (1), mais qui demandait avant toute chose le calme et la sécurité pour ses affaires financières; en face d'elle, un prolétariat vaincu, il est vrai, mais toujours menaçant et autour duquel petits bourgeois et paysans se groupaient de plus en plus - la menace continuelle d'une explosion violente qui, malgré tout, n'offrait aucune perspective de solution définitive, - telle était la situation qu'on aurait dit faite pour le coup d'Etat du troisième larron, du prétendant pseudodémocratique Louis Bonaparte. Se servant de l'armée, celui-ci mit fin le 2 décembre 1851 à la situation tendue, assurant bien à l'Europe la tranquillité intérieure, mais la gratifiant, par contre, d'une nouvelle ère de guerres. La période des révolutions par en bas était close pour un instant; une période de révolutions par en haut lui succéda. La réaction impériale de 1851 fournit une nouvelle preuve du manque de maturité des aspirations prolétariennes de cette époque. Mais elle devait elle-même créer les conditions dans lesquelles celles-ci ne pouvaient manquer de mûrir. La tranquillité intérieure assura le plein développement du nouvel essor industriel, la nécessité d'occuper l'armée et de détourner vers l'extérieur les courants révolutionnaires engendra les guerres où Bonaparte chercha, sous le prétexte de faire prévaloir le «principe des nationalités», à ramasser quelques annexions pour la France. Son imitateur Bismarck adopta la même politique pour la Prusse; il fit son coup d'Etat, sa révolution par en haut en 1866 face à la Confédération allemande et à l'Autriche, et tout autant face à la Chambre des conflits de Prusse. Mais l'Europe était trop petite pour deux Bonaparte, et l'ironie de l'histoire voulut que Bismarck renversât Bonaparte et que le roi Guillaume de Prusse instaurât non seulement le petit Empire allemand, mais aussi la République française. Or, le résultat général fut qu'en Europe l'indépendance et l'unification interne des grandes nations, à la seule exception de la Pologne, furent établies en fait. A l'intérieur, il est vrai, de limites relativement modestes - mais néanmoins dans des proportions suffisantes pour que le processus de développement de la classe ouvrière ne trouvât plus d'obstacles sérieux dans les complications nationales. Les fossoyeurs de la révolution de 1848 étaient devenus ses exécuteurs testamentaires. Et à côté d'eux se dressait déjà menaçant l'héritier de 1848, le prolétariat, dans l'Internationale" (pag 15-16) LEGGERE in: [Friedrich Engels, Introduction, Londres, le 6 mars 1895] [(in) Karl Marx Friedrich Engels, Les luttes de classes en France, 1848-1850. Suivi de 'Les journées de juin 1848' par Friedrich Engels. Editions Sociales, Paris. 1948 pag 155 16°  nota editoriale introduzione di Friedrich ENGELS (6 marzo 1895), note appendice: 'Les journées de juin 1848' di Friedrich Engels, Collection "Les éléments du communisme"] [Versione digitale su richiesta] [nota: (1) Il s'agit des légitimistes, partisans de la monarchie « légitime » des Bourbons qui fut au pouvoir jusqu'à la Révolution de 1789 et pendant, la Restauration (1815-1830), et des orléanistes, partisans de la dynastie des Orléans qui vint au pouvoir au    moment de la révolution de juillet 1830"et qui fut renversée par la révolution de 1848. Les premiers étaient les représentants de la grande propriété foncière, les seconds de la banque (N.R.)] [ISC Newsletter N° 75] ISCNS75DIGIT

 
Il dibattito sul fenomeno dell''aristocrazia operaia' in Inghilterra PDF Stampa E-mail
"Il termine e la nozione di aristocrazia operaia sono perciò ereditati piuttosto passivamente e non sono oggetto di un approfondimento critico e di un inveramento storico. Manca fino ad oggi, per quanto concerne la Germania, alcunché di analogo all'interessante saggio che lo Hobsbawn ci ha dato per l'Inghilterra sulla consistenza, la natura e le caratteristiche del fenomeno dell' 'aristocrazia operaia' in quel paese (78). E sì che l'urgenza di precisare questo fenomeno è tanto maggiore per la Germania, dove il fenomeno di un''aristocrazia operaia' ebbe comunque un carattere assai meno evidente e cospicuo che in Inghilterra. Un approfondimento ed un'analisi del concetto di 'aristocrazia operaia' non troviamo neppure nel lavoro dello Aisin, che pure impiega sovente tale termine e tale concetto (79). La questione è invece affrontata con un certo impegno ed una certa ampiezza nel  lavoro dello Schlesinger, il quale rileva come la nozione più corrente che nella letteratura marxista viene proposta relativamente all''aristocrazia operaia', quella cioè di una minoranza di lavoratori qualificati e meglio pagati, mal si concilia con la spiegazione parimenti corrente che della rilevanza politica di tale minoranza viene data: essere cioè essa compartecipe dei sopraprofitti che la grande industria capitalistica realizza, in quanto tale, attraverso lo sfruttamento dei mercati coloniali. Che anzi lo sviluppo della produzione di massa, il carattere sempre più sociale assunto dalla medesima nell'età dell'imperialismo tende a ridurre sempre più la consistenza stessa e l'influenza degli strati di lavoratori qualificati. Il fatto nuovo nel mondo del lavoro nei primi decenni di questo secolo non è certo lo enuclearsi di aristocrazie operaie, quanto piuttosto quello dell'avvento sulla scena della lotta politica e sociale di masse- sempre più larghe di lavoratori. Stando così le cose - annota lo Schlesinger - se per aristocrazia operaia si definiscono coloro che profittano direttamente dell'espansione imperialista e dei sovraprofitti da essa derivati, è ovvio che tale strato è troppo ridotto e, salvo eccezioni, troppo discosto dai principali centri del movimento operaio per spiegare sviluppi così importanti. Se invece è pensato come l'insieme di coloro che sono capaci di ottenere miglioramenti materiali in conseguenza della prosperità dei loro imprenditori, è evidente che un aumento della somma di profitto distribuibile tenderà a trasformare quel gruppo da una mera minoranza aristocratica in una maggioranza dell'intera classe lavoratrice (80). In questo senso l''aristocrazia operaia' non ha tanto una rilevanza sociologica reale, quanto piuttosto il valore di una tendenza e di un'indicazione politica. Il prevalere del riformismo nel movimento operaio di determinati paesi non può, in altre parole, esser spiegato con il ricorso ad un fattore oggettivo il cui peso reale tende ad esser sempre più ridotto dalle leggi generali di sviluppo della produzione moderna. Sarebbe, semmai, più giusto ritenere che è la penetrazione del riformismo e la sua affermazione come ideologia della classe operaia nel suo complesso che contribuisce a dare all''aristocrazia operaia' e al suo 'comportamento' politico-sindacale un rilievo ed un valore di norma superiore alla sua consistenza e rilevanza oggettiva. In altri termini il concetto di 'aristocrazia operaia' è più un concetto politico che sociologico, che, lungi dal risolvere il problema delle 'origini' e delle 'condizioni' in cui il riformismo si sviluppa, non fa che sottolineare il problema storico del riformismo stesso. Là dove si era creduto di individuare una causa, non troviamo che un elemento e là dove si era creduto di trovare una spiegazione, ci imbattiamo, in definitiva, in una tautologia" (pag 141-142) [(78) Si veda il saggio di E.J. Hobsbawm, 'The Labour Aristocracy in 19th Century Britain', in 'Democracy and Labour Movement. Essays in honour of Dona Torr', London, 1954, pp. 201-239; (79) op. cit., p. 51; (80) Schlesinger, op. cit., p. 83. Conclusioni del resto non molto diverse si possono ricavare dallo stesso saggio del Kuczinsky citato più sopra ['Ökonomische Basis und Zusammensetzung der Arbeiteraristokratie im Wandel eines Jahrhunderts', in 'Zeitschrift für Geschichtswissenschaft, 1954, fasc. 5, pp. 666-686]. In esso infatti lo storico tedesco rileva come il passaggio all'economia monopolistica dell'età dell'imperialismo porti a un restringimento degli strati di aristocrazia operaia (cfr. p. 679). Quest'ultima tende in progresso ad identificarsi con la 'burocrazia operaia', e cioè con l'apparato dei sindacalisti e con i funzionari di estrazione operaia degli uffici del lavoro, delle assicurazioni, etc. il Kuczinsky non spiega però come a questa riduzione quantitativa possa corrispondere un maggior rilievo politico]. LEGGERE in: [Giuliano Procacci, 'Studi sulla II Internazionale e sulla Socialdemocrazia tedesca'] [in 'Annali' Feltrinelli, Milano, I, 1958]  [Versione digitale su richiesta] [ISC Newsletter N° 75] ISCNS75DIGIT
 
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